Ramani et Prince Devanandan

octobre 20, 2017

Ramani et Prince Devanandan se sont réfugiés en Nouvelle Zelande alors que la guerre civile au Sri Lanka faisait rage depuis déjà plus de 20 ans. Elle est Tamoul, lui Singhalais, et leurs communautés ethniques respectives s’entretuaient. Tous deux de foi chértienne, ils bravent pourtant les interdits culturels de leurs ethnies et propres familles pour s’unir pour toujours.

Prince est alors prêtre dans une église méthodiste de Colombo et joue un rôle très important dans la médiation du conflit entre les communautés tamoules et singhalaise. C’est à la suite d’un énième affrontement où Prince se tiendra en médiateur et instigateur d’une table ronde de plus de 9h que le couple prendra la décision de partir. C’en est trop et les dangers auxquels ils s’exposent continuellement sont trop lourd à porter.

Poursuivant des études de théologie en Nouvelle Zélande, Prince se trouve être élève de Georges Armstrong (voir HoIFT précédent) . Le jeune prêtre trouve en son nouveau mentor néo-zélandais l’occasion d’approfondir et de poursuivre son combat de militant pour la paix. Sur cette nouvelle petite île, aux problématiques communes bien que très différentes, Prince trouve la continuité de son héritage Sri-Lankais et de ses motivations en tant que médiateur de paix.

Aujourd’hui Prince et Ramani font partie de ce paysage de personnalités religieuses engagées pour le vivre ensemble et le respect de chacun.
« Comme quoi, dans notre cas, notre religion fut un moyen de nous unir au-delà de nos différences culturelles, linguistiques et ethniques »