Soeur Noriko

septembre 5, 2017

 » Soeur Noriko est japonaise. Très jeune, elle déménage en France où elle fera la majorité de son cursus scolaire. Sa famille, traditionnellement bouddhiste se tourne progressivement vers le catholicisme à la mort de la grand mère maternelle. Cette dernière avait en effet demandé le baptême deux jours avant de s’endormir pour toujours. Frappé par l’apaisement avec lequel sa grand-mère les avait quitté, Noriko demande à son tour le baptême à l’âge de 7 ans, suivi de sa mère un an plus tard. Son papa se considérant comme agnostique depuis de nombreuses années, suit un chemin de conversion de dix ans, au terme duquel il se converti également au catholicisme.a

Aujourd’hui, Noriko n’oublie rien de son héritage japonais. Missionnée au Centre International Marie de Nazareth depuis de nombreuses années, elle partage avec de nombreux enfants son désir de paix et d’unité entre tous. Pour cela, elle raconte l’histoire de Sadako Sasaki, une petite fille d’Hiroshima atteinte de leucémie, qui, consciente de son sort, choisi de prier pour le futur de tous les autres enfants. Jusqu’à sa mort en 1955, elle réalise plus de 644 grues en origami car, selon la légende, quiconque réalise 1000 grues de papier, voit un voeu se réaliser. Happés par la mort de leur camarade de classe, les enfants de son école terminent de confectionner les grues manquantes et lévent des fonds pour ériger une statue de Sadako. Celle-ci se dresse, encore aujourd’hui, dans le Hiroshima Peace Memorial Park à Hiroshima en l’honneur de tous les enfants frappés par la bombe atomique.

A ce jour, Soeur Noriko et les enfants de Nazareth ont réalisé plus de 600 origamis qu’ils envoient chaque année au Japon. Sur chacun d’entre eux, les enfants écrivent des mots de paix et d’espoir pour le futur.
Envoyée depuis peu pour une nouvelle mission au Liban, elle promet de continuer à transmettre le message fraternel de Sadako Sasaki aux enfants Libanais. »