Samir Akacha

28 ans, musulman

« J’ai rejoint l’association Coexister après avoir participé à un de ses voyages d’étude à Jérusalem en 2013. Ce moment fort au sein d’une équipe riche dans sa diversité fut ma première véritable expérience de l’interreligieux. En plus d’explorer ma propre identité, ma curiosité s’est retrouvée stimulée par des échanges inédits avec musulmans, juifs, chrétiens, agnostiques et athées. Il y a une phrase que l’on répète souvent chez Coexister, que je ne comprenais pas vraiment à l’époque. C’est qu’“en étant au contact d’autres spiritualités, la nôtre grandit de manière exponentielle, que l’on soit croyant, athée ou agnostique”. Je dois dire que cette phrase est l’une de celles qui détermine le mieux mon passage par l’association. J’ai non seulement découvert d’autres spiritualités, mais j’ai aussi appris sur moi-même et sur ma foi. Je ne serais pas le même musulman sans l’association. Les liens créés depuis plusieurs années m’ont permis de goûter au sens profond de la devise républicaine, avec une redécouverte de la fraternité. Tout cela a nourri jusqu’à aujourd’hui ma réflexion sur la place de la croyance dans une France laïque et sécularisée.

 

Voulant m’impliquer d’avantage autour de la thématique du vivre ensemble, qui faisait sens dans un contexte médiatique de tension, je suis devenu président du groupe Coexister Marseille. La deuxième édition de l’InterFaith tour est un accomplissement après un cheminement personnel dans le dialogue interreligieux. »