Non classé

Accompagner le bien-être et l’épanouissement des étudiant.es

Son portrait

Mikayla a 28 ans, est née en Alaska et vit aujourd’hui à Phoenix, et les différences (même de température) ne lui font pas peur ! En Alaska, il n’y a quasiment pas de communauté juive. Elle considère donc avoir toujours vécu dans un univers interreligieux et même interconvictionnel dans lequel elle avait l’habitude d’expliquer le judaïsme à son entourage !C’est en passant un an en Israël qu’elle se rend compte que l’outil interreligieux et interconvictionnel peut avoir un impact important sur un meilleur vivre ensemble. Alors qu’elle y allait pour vivre son judaïsme, c’est la différence et la découverte d’autres convictions qu’elle expérimente ! Aujourd’hui, Mikayla est directrice de la communauté Hillel de l’Arizona State University (ASU), une communauté juive libérale au service de la communauté étudiante. Elle est également présidente de CORA, le conseil des conseillers religieux de l’université. En tant que femme et jeune, elle était un peu nerveuse au début car tous ses collègues étaient des hommes plus âgés. Mais elle y a finalement trouvé ses meilleurs supporters ! Sa foi est à l’origine de son engagement et de sa vision de CORA : “Si je crois que D. a créé l’être humain à son image, je dois m’engager en dehors de ma communauté et avec des personnes de différentes fois.”

Ses conseils

Mikayla nous conseille de sortir de notre zone de confort, que c’est là que tout devient possible et que le mieux vivre ensemble commence vraiment. En effet, au sein de CORA, le groupe a dû plusieurs fois sortir de sa zone de confort afin de gérer des enjeux de société sur le campus ! Après l’assassinat de Georges Floyd, les membres de CORA se sont posés beaucoup de questions comme : « Est-ce que l’organisation était juste « non raciste » ou allait jusqu’à être « anti-raciste » ? » L’organisation a décidé de remettre en question ses pratiques et de construire des projets autour de la lutte contre le racisme. CORA a notamment proposé une bourse aux étudiant·es qui montent des projets de sensibilisation. Pour Mikayla, CORA lui a permis de trouver de véritables allié·es, en particulier dans la lutte contre l’antisémitisme. En effet, pour elle : « Lorsque le pire arrive, cela fait ressortir le meilleur des personnes ». Alors que des graffitis antisémites ont été trouvés sur le campus, Mikayla savait qu’il fallait que soit publié un communiqué. C’est sa collègue Misty, chrétienne et avec qui elle travaille quotidiennement, qui a rédigé le communiqué de la plus belle manière qui soit, ce qui l’a beaucoup touchée ! Mikayla nous a aussi partagé l’importance pour elle de trouver des solutions dans une société de plus en plus polarisée. Comment rester aux côtés de personnes avec qui nous sommes radicalement différent·es ? C’est un enjeu primordial aux États-Unis, exacerbé depuis l’élection présidentielle de Donald Trump. Selon elle, c’est un équilibre à trouver entre réussir à aborder ces questions et continuer de se concentrer sur les sujets communs !

Her Portrait

Mikayla is 28 years old, born in Alaska and now living in Phoenix, and differences (even temperature) don’t scare her! In Alaska, there is almost no Jewish community. She therefore considers that she has always lived in an inter-religious and even inter-faith world in which she used to explain Judaism to those around her!It was when she spent a year in Israel that she realized that the interreligious and interconvictional tool could have an important impact on better living together. While she was going there to live her Judaism, it was the difference and the discovery of other convictions that she experienced!Today, Mikayla is the Director of the Hillel Community at Arizona State University (ASU), a liberal Jewish community serving the student body. She also serves as president of CORA, the university’s board of religious advisors. As a woman and a young person, she was a little nervous at first because all of her colleagues were older men. But she eventually found her best supporters there! Her faith is what drives her commitment and vision for CORA: « If I believe that G-d created human beings in His image, I must engage outside of my community and with people of different faiths.

Her advices


Mikayla advises us to step out of our comfort zone, that this is where everything becomes possible and where better living together really begins. Indeed, in CORA, the group has had to step out of their comfort zone several times in order to deal with societal issues on campus! After the murder of George Floyd, CORA members asked themselves many questions such as, « Was the organization just ‘non-racist’ or did it go as far as being ‘anti-racist’? » The organization decided to question its practices and build projects around anti-racism. In particular, CORA offered a grant to students who set up awareness projects. For Mikayla, CORA allowed her to find real allies, especially in the fight against anti-Semitism. Indeed, for her, « When the worst happens, it brings out the best in people ». When anti-Semitic graffiti was found on campus, Mikayla knew a statement had to be issued. It was her Christian colleague Misty, who she works with on a daily basis, who wrote the statement in the most beautiful way possible, which touched her deeply! Mikayla also shared with us how important it is for her to find solutions in an increasingly polarized society. How do we stay alongside people with whom we are radically different? This is a primary issue in the United States, exacerbated since the presidential election of Donald Trump. According to her, it’s a balance between successfully addressing these issues and continuing to focus on the common issues!

Abonnez-vous à notre newsletter