JournalSaison 4

Katmandou – Auckland

Illustration du projet InterFaith Tour

Ce matin, c’est le drame. Nous devons nous préparer pour notre départ du Népal et impossible de retrouver le disque dur sur lequel sont enregistrées toutes les données de nos 3 derniers pays. On défait et refait tous les sacs, on retourne au café où nous étions hier, impossible de le retrouver. Nous partons donc pour l’aéroport avec une petite boule au ventre.

Je ne suis pas très tranquille. Nous avons plus de 24h de trajet pour aller en Nouvelle-Zélande, 3 avions à prendre, et je déteste ça. Je progresse quand même avec le tour du monde, mais l’idée d’être enfermée dans une boîte qui vol n’est toujours pas ma tasse de thé. Pourtant j’arrive à l’oublier dès le décollage tellement je reste bouche bée devant l’Himalaya vu du ciel. Les montagnes sortent des nuages, on est juste à côté, c’est splendide et complètement hypnotisant. Malgré tout, l’atterrissage au Tibet me ramène à la réalité. L’avion se met à trembler dans tous les sens, il y a énormément de turbulences, j’ai beau regarder par la fenêtre je ne vois aucune piste d’atterrissage, c’est la panique. Finalement nous nous posons avec plus de peur que de mal sur la mini piste de l' »aéroport » de Lassa (qui est en fait un tout petit bâtiment avec juste une piste, en pleine montagne).

A la sortie de l’avion, il y a une quarantaine de caméras braquées sur nous dans chaque couloir. Bienvenue en Chine ! Floraine me propose de prendre quelque chose à manger pour me remettre de mes émotions, mais j’ai l’estomac noué et tout ce que nous trouvons est à base de viande de chien. Je passe mon tour pour cette fois. Je considère sérieusement la possibilité de rester faire ma vie au Tibet pour éviter de remonter dans un avion, mais grâce à mes 3 camarades et à un petit tranquillisant, j’arrive à embarquer pour notre deuxième vol qui est plus tranquille. Arrivés à Chengdu 2h plus tard, nous avons 7h d’escale. Nous passons un moment avant de réussir à manger puisqu’ils ne prennent pas la carte bleue et que personne ne parle anglais. Quelques boutiques de pandas en tout genres plus tard, nous remontons à bord du 3ème vol de la journée, qui cette fois dure 13h.

C’est beaucoup plus confortable, nous avons des TV individuelles et des petites couvertures. Mais nous essayons de dormir le moins possible, conscients que nous sommes supposés arriver à 19h et qu’il ne faudra pas être trop décalés. Ce n’est pas simple ces 2 jours de voyage sans sommeil, mais les 4 films que je regarde dans l’avion m’aident à garder les yeux ouverts. À l’arrivée, Judith nous a envoyé un service pour venir nous chercher. Nous entrons dans un grand van spacieux, qui a une remorque pour les bagages : tout cet espace dans une voiture, ça nous change du Népal ! Judith nous attend avec un bon dîner, elle est extrêmement chaleureuse et sa maison tout douillette, on sent qu’on va être bien accueillis le temps de notre séjour à Auckland.

Adèle

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