JournalSaison 4

Marathon à Suva

Illustration du projet InterFaith Tour

Ce matin, nous nous préparons pour une journée marathon. Nous avons 3 rendez-vous, avec les personnes que nous avons démarchées hier. Floraine et moi retrouvons les garçons, et nous prenons la route pour rencontrer la fédération fidjienne de rugby. Nous y faisons la connaissance de Sale, qui nous parle de l’union nationale qu’il perçoit derrière le rugby, qui transcende toutes les distinctions de religion ou communauté dans le pays. De quoi faire le parallèle mental avec les célébrations que nous avons vécues l’an dernier en France après la victoire de la coupe du monde de football !

Nous sortons sous une pluie battante, pour nous rendre au local de la House of Sarah. Mereti nous y présente ses différents programmes, et notamment « Women of faith » qui réunit chaque mois des femmes de différentes religions pour travailler ensemble contre les violences domestiques. Elles ont notamment eu l’idée d’un spot publicitaire qui est passé a la TV et dans les cinémas fidjiens, dans lequel des responsables religieux chrétiens, musulmans, hindous et sikhs prennent la parole pour dénoncer les violences envers les femmes et rappeler qu’elles sont un péché pour toutes les traditions. Mereti nous explique que ce problème de société est universel et concerne toutes les femmes, il est donc un terreau très intéressant pour déployer les outils interreligieux.

En sortant, toujours sous la pluie, nous cherchons un endroit pour déjeuner. Ce n’est pas une quête facile car nous sommes dans le quartier d’affaires et les restaurants ne sont pas dans nos prix. Nous trouvons finalement un traiteur indien, assez bon mais très épicé, où nous attendons que l’averse se calme. Puis nous prenons la route pour le troisième rendez vous de la journée, avec le secrétaire général de la Pacific Conference of Churches. Il nous annonce qu’il n’a pas le temps pour un rendez-vous mais nous présente certaines des actions interreligieuses de son organisation, notamment en matière d’écologie. Nous sentons que nous ne pouvons pas passer à côté d’une interview avec une personne si inspirante et décidons donc de décaler notre départ demain pour pouvoir le filmer avant de prendre le bus.

Nous passons faire des courses avant de rentrer pour une session de travail d’écriture de vidéo. Je découvre des paquets de petits pois séchés qui se grignotent comme des chips : une trouvaille addictive ! Je termine le paquet avec un sentiment trompeur d’avoir mangé des légumes, et donc que c’est très sain. À l’heure du couvre feu où les filles ne sont plus acceptées dans la maison du prêtre, Floraine et moi rentrons prendre une bonne douche, et sans crapaud cette fois !

Adèle

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Au revoir la famille