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JournalSaison 4

Nouveau chez-nous géorgien !

Aujourd’hui, on n’a pas entendu notre réveil… même pour moi qui suis habituellement du matin, les 2h de décalage horaire suffisent à tout déstabiliser ! Pas de drame, nous n’avions pas de rendez-vous mais nous voulions optimiser notre temps de travail. Après 4 douches mi-très chaudes mi-très froides, nous refaisons nos sacs pour changer de maison une nouvelle fois : l’équipe du Center for Development and Democracy qu’on a rencontré hier met à notre disposition un appartement dans le centre de Tbilissi, on est vraiment chanceux ! A peine le temps de dire adieu à nos chatons (qui décidément commencent à aller mieux depuis qu’on les soigne !) et nous rejoignons la voiture du CDD qui vient nous chercher.

Notre nouveau chez-nous est magnifique : un grand appartement et une belle cuisine, on va être bien installés ! C’est tellement beau qu’on le choisit comme cadre de notre prochain entretien et on propose à Giorgio, du CDD, de venir nous y rejoindre. Nous sommes impressionnés par tous les projets dont il nous parle, notamment par l’organisation de camps d’été pour des centaines de jeunes issus de différentes communautés ethniques et religieuses présentes en Géorgie : arméniens, yezidis, géorgiens, moldaves, russes, azerbaïdjan, ukrainiens… on est étonnés de voir des jeunes issus de nations encore actuellement en guerre (la Russie et l’Ukraine, la Russie et la Géorgie, l’Azerbaidjan et l’Arménie) communiquer sans problème : d’après Giorgio, ils arrivent a en discuter sans violence, même si le dialogue avec leurs familles est parfois plus compliqué. Il nous raconte aussi qu’un de ses collègues a été assassiné l’an dernier par un groupuscule néo-nazi, et que son organisation s’est depuis lancée dans la sensibilisation des jeunes sur ces questions : il travaille surtout à leur faire comprendre les conséquences que cela pourrait avoir sur leur vie de rejoindre ce type de groupuscule, pour qu’ils puissent faire des choix éclairés et s’émanciper de la propagande. Giorgio parle très bien de ses pratiques, il est concret et pédagogue, on apprend plein de choses. Après lui avoir dit au revoir, on se lance encore dans un défi “faire des courses au supermarché et essayer de comprendre ce qu’on achète malgré l’alphabet géorgien” et on décide de passer la soirée au calme, dans notre beau salon.

Adèle

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