JournalSaison 4

Ohlala quelle journée !

Ohlala (l’expression francaise la plus répandue autour du monde “so far”) mais quelle journée !

L’éducation à l’inclusion

Les filles ont pris un des premiers ferries pour rentrer de Waiheke et nous retrouver chez Ravi et Kalyani, de l’Interfaith Friendship Group. Après avoir englouti un bol de fraises (délicieux avantage de vivre deux printemps dans l’année), on a enregistré une belle interview centrée sur la question de l’éducation à l’inclusion.

L’équipe, entourée de Ravi et Kalyani

Ravi et Kalyani nous ont ensuite invités au restaurant sur la marina d’Hal Moon Bay. L’occasion pour nous de leur parler de l’interreligieux/interconvictionnel en France. Ils sont complètement alignés avec notre idée que l’interreligieux n’est pas un objectif en soi, mais un moyen de lutter pour l’environnement, le respect des droits humains, la justice sociale…

L’amitié comme activisme

Plus tard, on a rencontré Sarah et Masooma. Et je n’ai pas vraiment de mots pour décrire cette rencontre…

Sarah et Masooma pendant l’interview

Sarah vient d’être ordonnée révérende de l’église anglicane à Auckland, et Masooma est musulmane et bosse pour une ONG. Elles se sont rencontrées juste après les attentats de Christchurch. Sarah portait un ruban vert (couleur souvent associée à l’Islam) à son poignet. Masooma était intriguée par ce bracelet et lui a demandé ce qu’il signifiait. Sarah lui a expliqué que c’était un signe de solidarité envers la communauté musulmane, meurtrie par les attentats. Masooma a été touchée par cette petite attention pleine de sens. Dans les jours qui ont suivi, elles ont continué à échanger toutes les deux, jusqu’au moment où elles ont eu l’idée de lancer une page Facebook intitulée “You Are Us”.

Le principe ? Une page Facebook pour parler de leur amitié et mettre en avant d’autres amitiés de jeunes différents partout dans le monde. Avec un objectif clair : faire comprendre que cette amitié n’est pas exceptionnelle.

L’activisme au-delà des écrans

Toutes les deux nous ont parlé d’une chose qui nous a semblé essentielle : les amitiés méritent d’être vécues au-delà des écrans. Il ne suffira pas de poster un statut pour changer nos sociétés pour qu’elles deviennent plus inclusives, il faut aussi porter nos luttes dans la vie réelle.

Après avoir lu cet article, qu’allez-vous faire demain ? Vous pourriez bien être la prochaine personne dont on a envie de parler !

À peine l’interview finie, nous avons sauté dans un taxi pour aller dire au revoir à Jocelyn et George, puis nous sommes rentrés chez Judith et John pour boucler nos sacs. On n’oubliera pas non plus ces deux couples qui ont rendu notre séjour à Auckland si doux. D’ailleurs, Judith et John ont tenu à nous emmener jusqu’à la porte du bus-couchettes pour Wellington. En une semaines ils ont devenus comme des grands-parents d’adoption qu’on était émus de quitter.

L’équipe avec Jocelyn et George
Avec Judith et John devant le « Sleeper Bus » de nuit

Allez, bonne nuit. Nous on profite d’une sous-réservation du bus pour s’étaler chacun sur deux couchettes.

Vincent

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